Dans le paysage du cinéma nigérien, certains noms portent une histoire, une mémoire et une responsabilité. Boubacar Djingarey Maïga, jeune cinéaste nigérien talentueux, avance avec cette conscience, héritier d’un patrimoine cinématographique fort, mais résolument tourné vers l’avenir.
Fils de Djingarey Maïga, l’un des plus grands réalisateurs nigériens, Boubacar a grandi au contact du cinéma, de ses exigences et de sa puissance narrative. Loin de se reposer sur cet héritage prestigieux, il s’en inspire pour construire sa propre voix, avec humilité, rigueur et ambition.
Son regard de cinéaste se distingue par une attention particulière portée aux réalités humaines, aux silences et aux détails qui racontent la société nigérienne contemporaine. À travers son travail, Boubacar Djingarey Maïga cherche à donner du sens à l’image, à raconter des histoires ancrées dans le réel, sans artifices inutiles.
Aujourd’hui, alors que son projet cinématographique en cours de finition suscite déjà beaucoup d’attentes, l’espoir est grand de voir cette œuvre représenter dignement le Niger lors de la prochaine édition du FESPACO, rendez-vous majeur du cinéma africain. Une perspective qui, si elle se concrétise, viendrait confirmer la vitalité et la continuité du cinéma nigérien.
Pour niamey-ca-bouge.net, mettre en lumière Boubacar Djingarey Maïga, c’est souligner la rencontre entre héritage et renouveau, entre transmission et création. Une nouvelle page s’écrit, portée par une jeunesse consciente de son passé et déterminée à faire rayonner le Niger sur les grandes scènes du cinéma africain.
Boubacar Djingarey Maïga incarne cette relève prometteuse, celle qui respecte les fondations tout en osant tracer sa propre voie.
Filmographie :
Dans le noir, 2015
Cheveux noirs de Maïmouna, 2016
Femme actuelle, série 2018
Les patrouilleurs, documentaire, 2020
Le Pardon, long métrage fiction 2022
Takounkoumi, 2024
Alabina (le piège de la beauté) en cours