Niamey étouffe. Chaque jour, des milliers de travailleurs, d’élèves et de commerçants perdent un temps précieux et de l’argent faute d’un transport public efficace. L’urbanisation s’accélère, les distances s’allongent, mais les solutions, elles, se font attendre.
La récente visite de l’administrateur délégué à la SOTRUNI est un signal, certes. Mais les habitants de la capitale ne veulent plus de gestes symboliques. Ils exigent des décisions fortes : plus de bus, des lignes fiables, une desserte des quartiers périphériques, et surtout, une vision claire et durable pour sortir Niamey de l’immobilisme.
Chaque retard, chaque renoncement a un coût social et économique. Il est temps que les autorités prennent la mesure de leur responsabilité. Les citoyens observent, s’organisent et feront entendre leur voix. Le transport urbain n’est pas un luxe : c’est un droit, et c’est maintenant qu’il faut agir.
O.H.A